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lundi 5 janvier 2015

Couronnons PKP IMMÉDIATEMENT

Je reproduis ici mon commentaire sur le billet de Mathieu Bock-Coté paru dans le Journal de Montréal

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Excellent billet Mathieu.

Je retiens trois passages de ton texte que je répète ad nauseam à qui veut l'entendre et de puis longtemps.

Je te cite :

1.Le grand travers des souverainistes, c’est de se convaincre entre eux, en théorisant sur le pays fantasmé, sans comprendre que cette fuite dans le rêve les coupe de grands pans de l’électorat nationaliste, qui s’est réfugié à la CAQ qui accuse le PQ de sacrifier le pays réel au pays imaginaire.


Ce que ca veut dire c’est que pour gagner,  dans un premier temps, les élections il faut que les indépendantistes arrêtent de penser qu’ils ont raison tout le temps. Il faut qu’ils pensent avant tout à gagner et pour ce faire, ils doivent mettre de l’eau dans leur vin et élargir leur vision vers les nationalistes de la CAQ. Le mouvement souverainiste a absolument besoin de ces nationalistes pour gagner. Il faut donc qu’ils arrêtent de se parler qu’entre eux et ouvrir leur horizon… Un grand défi pour des gens qui pensent avoir toujours raison…

2.le PQ devra agir en conséquence, et ne plus faire de la souveraineté un dossier parmi d’autres. Il devra plutôt en faire le cadre global de sa vision politique. PKP, le seul capable de crédibiliser ce scénario, est considéré comme l’homme capable de retourner une situation globalement désavantageuse pour les souverainistes, qui déclinent depuis plus de quinze ans.


Il est clair de mon point de vue que la stature de la candidature de PKP à titre de chef du PQ en fait le seul et unique choix logique que les péquistes peuvent avoir. Il serait fou de passer à côté de PKP à titre de chef. Ce qui me fait dire aussi que je réclame au plus sacrant que les autres candidats se retirent de la course au plus tôt.

Je veux un COURONNEMENT DE PKP IMMÉDIATEMENT

Rien de moins.

Par la suite, Il faudra lui laisser la marge de manœuvre nécessaire pour aller « négocier » la reddition et/ou l’implosion de la CAQ et le retour au bercail des souverainistes nationalistes au PQ.

Il faudra lui laisser le temps de refonder le mouvement souverainiste avec SA vision de l’indépendance Nationale. Il est le seul à pouvoir résonné les gens de la ville de Québec.

3.Il pourra peut-être aussi s’attirer des candidats d’exception, tentés par la grande aventure souverainiste. On imagine bien, si un tel scénario se réalise (et il ne faudrait pas le confondre avec le maximalisme référendaire) un retour, d’ici quelques années, de Jean-Martin Aussant dans la politique souverainiste.


PKP est le seul capable de réunir des candidats d’exception dans Le mandat décisif. 2018-2022.

Que dirais tu d’une équipe renforcée par l’ajout de candidats de prestiges tel que : Régis Labeaume, Mathieu Bock-Coté, Jean-Martin Aussant, Le retour de : Lucien Bouchard à l’Éducation pour un seul mandat (et un rôle stratégique dans un référendum dans le mandat 2018-2022) Un François Legault aux finances,

Avec ces hommes de grande qualité de centre-droit…la confiance, la crédibilité l’expérience et l’intelligence de ceux-ci ne pourraient qu’être bénéfique au chef Pierre Karl Péladeau.

J’ai un ami Twitter fédéraliste avec une très grande crédibilité qui me disait ceci sur la souveraineté :

·On ne parle plus de savoir si elle est faisable économiquement, le Québec est capable économiquement et financièrement d’être indépendant

·Est-ce que les hommes et les femmes qui y travaillent sont capable ou pas? Il y a des hommes et des femmes capables d’administrer un Québec indépendant

·La seule et unique question qui demeurerait c’est : Est-ce que la souveraineté est encore nécessaire???

Aucun doute pour moi, l’arrivée de PKP en politique et plus précisément du coté souverainiste prouve 2 choses fondamentales :

1.PKP croit nécessaire de faire la souveraineté du Québec et ce pour le bien des Québécois-Québécoises

2.Que les fédéralistes ont 1000 fois plus peur de PKP que tous les autres candidats réunis.

Souverainistes réclamer comme moi le retrait des autres candidats à la chefferie du PQ.

Couronnons PKP au plus vite, chaque jour perdu dans cette course, nous éloignent d’un retournement dans l’opinion publique en général d’une victoire…

No de Billet: 09503-51-10-50-1

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lundi 13 janvier 2014

En route pour la Cour Suprême du ROC

Je reproduis ici un superbe billet de

Stéphane Gobeil 1
 publié sur le site internet de l’Actualité

Charte des valeurs : plus unis qu’on peut le penser

13 jan. 2014

En 2013, on aura beaucoup discuté des divisions suscitées par le projet de Charte des valeurs du gouvernement Marois.

On a beaucoup moins entendu parler de ce qui nous unit. Et pourtant…

…

D’abord, il faut souligner que hormis la partie de la Charte portant sur l’interdiction des signes religieux, tout le reste du projet de loi fait à peu près l’unanimité. Même Philippe Couillard se disait d’accord avec ce qui constitue les 4/5 du projet de loi actuel.

Ensuite, il nous faut constater que sur le principe d’interdire le port de signes religieux, il y a pratiquement unanimité.

À l’Assemblée nationale, la Coalition Avenir Québec (CAQ), Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) s’entendent sur ce principe, les différences ayant trait à la portée d’une telle interdiction. Pour QS, elle se limiterait aux juges, aux gardiens de prison et aux policiers. Pour la CAQ, elle s’étendrait en plus aux enseignants des écoles primaires et secondaires, tandis que le gouvernement l’étendrait à l’ensemble de la fonction publique et parapublique.

Quant au Parti libéral, ça dépend des jours et de la personne qui parle. Ce n’est pas très clair, mais le chef Couillard a affirmé qu’il interdirait qu’une candidate libérale porte le tchador, même si pour une juge, ce serait correct…

C’est donc dire que tous les partis politiques à l’Assemblée nationale sont en accord, d’une façon ou d’une autre, avec le principe d’interdire le port de signes religieux.

…

On a beaucoup fait état des sorties des anciens premiers ministres péquistes et de l’ex-chef du Bloc, en les campant du côté des opposants au projet de Charte des valeurs. Pourtant, chacun appuie le projet, quoique avec des réserves. Ni Lucien Bouchard, ni Bernard Landry, ni Jacques Parizeau et ni Gilles Duceppe ne s’opposent à l’interdiction du port de signes religieux. Encore une fois, ils diffèrent sur la portée de l’interdiction, pas sur le principe.

Il y a donc une grande unité de vue à propos de la Charte des valeurs, les 4/5 du projet faisant la quasi-unanimité, tout comme le principe de l’interdiction du port de signes religieux.

…

Il en va de même de la pertinence d’agir. Au commencement, nous avons entendu beaucoup d’opposants remettre en cause la pertinence de se lancer dans ce débat, plusieurs affirmant qu’il n’y avait aucun problème, sauf un malaise imaginaire. Quelques mois plus tard, même Philippe Couillard voulait adopter un projet rapidement. Il apparaît évident, aujourd’hui, qu’il y avait matière à débattre et à légiférer.

…

On continue à lire et à entendre qu’il n’y a pas d’études, et qu’on ne peut légiférer sans études. Des études, il y en a eu tant et plus, mais là n’est pas la question.

Comme on vient de le voir, à peu près tous les acteurs publics se sont prononcés en faveur du principe de l’interdiction du port de signes religieux. Même Gérard Bouchard et Charles Taylor, deux des opposants les plus tonitruants à la Charte des valeurs, se sont prononcés dans leur rapport pour l’interdiction du port de signes religieux par les personnes ayant un pouvoir de coercition comme les juges, les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de prison. Ils l’ont fait au nom d’un principe, pas à partir des études de leur commission.

Si l’on apprenait qu’aucun juge ne porte de signes religieux, est-ce que ça changerait quelque chose au principe ? Bien sûr que non.

C’est comme l’abolition de la peine de mort. On ne décide pas d’une telle chose à partir d’études sociologiques, mais plutôt à partir d’un principe fondamental.

Il en va de même en ce qui a trait au port de signes religieux ou politiques. Viendrait-il à l’esprit de quiconque de réclamer des études pour vérifier les répercussions de l’interdiction de signes politiques dans la fonction publique ? Bien sûr que non, puisqu’il s’agit d’un principe, celui de la neutralité de l’État. Il en va ainsi pour l’interdiction du port de signes religieux, fondée sur le même principe.

…

Restent les Chartes des droits et libertés, la canadienne et la québécoise.

Le gouvernement propose de modifier la Charte québécoise des droits et libertés de la personne pour y inscrire le principe de la neutralité de l’État et le caractère laïque de ses institutions. Sauf pour les gardiens de l’orthodoxie juridique, il n’y a guère d’opposition à cette proposition du gouvernement.

En ce qui a trait à la Charte canadienne des droits et libertés, on sait qu’elle est devenue pratiquement immuable depuis 1982, du fait de sa très rigide formule d’amendement. La question consiste donc à savoir si le projet de loi éventuellement adopté par l’Assemblée nationale passera le test de l’interprétation de la Charte canadienne par les juges de la Cour suprême.

Cependant, les élus québécois ne peuvent prédire ce que décideront les juges. Certains juristes affirment que le projet du gouvernement ne passera pas le test, mais d’autres affirment le contraire, y compris d’anciens juges et même celui qui fut chargé à l’époque de coordonner la rédaction de la Charte canadienne.

Philippe Couillard affirme qu’il faudra lui passer sur le corps pour adopter un projet allant à l’encontre de la Charte canadienne. Comment pourrait-il le savoir d’avance ? C’est absurde à sa face même.

Les élus de l’Assemblée nationale doivent adopter ce qu’ils considèrent être la meilleure législation possible pour le Québec, plutôt que d’abdiquer leurs responsabilités en se réfugiant derrière les juges. J’ose espérer que sur ce point, nous sommes tous d’accord.

…

Bref, tout ça me fait penser au slogan de cette banque : «Vous êtes plus riches que vous le pensez.»

Sur la Charte des valeurs, nous sommes plus unis que nous pouvons le penser.

 

No de billet: 62792-41-10-31-1

vendredi 26 avril 2013

Vigile doit faire publiquement son mea culpa sur les souverainistes de droite

 

pkp-and-nordsJe ne suis pas désolé de le dire...mais j'avais vu depuis plus longtemps  

http://bit.ly/14WwS1L
que tous les purs et durs de la Souveraineté sous le toit de Vigile...que PKP a été, est et sera toujours un fier nationaliste québécois qui a eu toujours à cœur les meilleurs intérêts des Québécois.


Votre réveil brutal que les biens pensants de Vigile font aujourd'hui est surement encourageant. Vous comprenez maintenant la nécessité, voir l'obligation d'accepter sans aucune condition, sans aucun jugement de valeur à la traitrise pcq non de gauche,  les indépendantistes  du centre et de droite.


La dernière sortie de Lucien Bouchard que même Richard LeHir à salué positivement ici (
http://bit.ly/11qnWva) sur le volume de "La bataille de Londres" doit donner la leçon suivante à tous les purs et durs de gauche de la souveraineté:

Arrêté de cracher, de huer sur les souverainistes du centre et de droite...

Ils sont tout aussi honorables et fondamentaux que vous...dans notre cheminement inexorable vers l'acte fondateur final de notre pays le Québec.

Je suis extrêmement content de constater qu’enfin ce billet M. Pomerleau laisse de la place au centre et la droite souverainiste…

Il n’est pas trop tôt…et surtout…il n’est pas trop tard…

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No de billet: 52092-31-40-62-1

jeudi 13 septembre 2012

Lucien Bouchard et Mathieu Bock-Coté ferait une équipe formidable?

 

Voici mon commentaire sur le fameux billet de Mathieu Bock-Côté paru sur le site du Journal de Montréal…je ne comprends pas..Pourquoi il ne l’a pas approuvé et diffusé…De toute façon le voici:

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1310703026161_AUTHOR_PHOTOWowwwww et rewowwwwwwwwwwww....Bravo Mathieu Un bijou d'analyse! Je dois dire que ce billet regroupe 2 des mes préférés. Lucien Bouchard images (10)et toi.
J'ai lu et relu ( je dois ajouter que c'est unique dans ma vie) ton volume "Fin de Cycle".
Ta conclusion est fantastiquement fondamentale. Son titre veut tout dire: "mon conservatisme".

Ne pourrait pas aussi dire ici que Lucien Bouchard nous décrit "son conservatisme".

Et ma foi...la sienne et la tienne recoupent beaucoup de point en commun.  Lui aussi d'une manière différente décrit une fin de cycle...D'ailleurs, avec tout ce qui c'est dit suite aux résultats du 4 septembre dernier, nous ne sommes pas à la veille d'un référendum...heureusement.
Malgré semble t il la contribution de Lucien Bouchard à la naissance de la CAQ, je ne crois pas à une longue existence de ce parti. Il implosera d'ici 5 ans. Sa position électoraliste sans position constitutionnelle lui sera fatale. Toutefois, il aura eu l'avantage pour l'heure, de contribuer à éviter une nouvelle catastrophe référendaire...à court terme. Imaginons...une très courte victoire d'un PQ majoritaire le 4 septembre dernier...il y en aurait déjà à planifier la date du référendum.

Je termine en disant ceci: Je rêve d'un parti appelé

logo UNIQ 3-8-12 - 345L'Union Nationale Indépendante du Québec (UNIQ) Avec à sa tète, Lucien Bouchard pour 5 ans et son successeur Mathieu Bock-Coté....

 

Mise à jour de 13h00

Je viens de regarder l’entrevue de Léo Bureau Blouin avec Lucien Bouchard….du bonbon…

Alors…Je suggère donc que LBB se joigne à l’équipe…de L’UNIQ

Je suis sur que je me joindrais à vous...  et qui sait...ce parti avec " son conservatisme, son nationalisme, ses bases historiques, son appel à un nouveau projet rassembleur orienté vers l'indépendance du Québec" pourrait unir tes 3 derniers camps..de ton texte...Malheureusement le PQ et ses satellites...sont voués maintenant à l'échec...perpétuel...
Je vais surement acheter le volume de mon ancien patron ( j'ai été attaché politique d'une ministre sous Lucien Bouchard)...Bravo encore.

No de billet:62382-21-90-31-1

mercredi 12 septembre 2012

La passion de la politique: Lucien Bouchard et Mathieu Bock-Côté

Je reproduis ici un texte fantastique de Mathieu Bock-Côté du Journal de Montréal

 

Le testament de Lucien Bouchard

MATHIEU BOCK-CÔTÉ - 12 SEPTEMBRE 2012

bouchard

Il s’agit d’un tout petit ouvrage. Mais d’un très beau livre. Je parle de Lettres à un jeune politicien (VLB, 2012) de Lucien Bouchard. Celui-ci nous avertit d’entrée de jeu : il ne s’agit pas d’un condensé de sa pensée politique. Non plus que d’un livre de Mémoires («pas encore», précise-t-il). Plutôt d’une série de lettres à un jeune plus ou moins imaginaire pour le convaincre de s’engager en politique. L’exercice se situe à mi-chemin entre la confession autobiographique et de la philosophie de l’action.

Bouchard y revient sur son parcours pour en tirer quelques leçons. Il survole certains grands problèmes du Québec contemporain. Il se livre surtout à une méditation sur l’engagement politique, sur les vertus et les limites de l’homme d’État. À l’ancienne, on dirait qu’il réfléchit sur la grandeur et sur le déclin du politique. Il parle en connaissance de cause. Lucien Bouchard s’y livre à son meilleur. L’homme s’y exprime avec aplomb. Et sans rancune. Celui qui le lira comprendra mieux la politique. Plusieurs se sentiront interpelles par le message qui s’y trouve.

À quoi sert la politique ?

La question de fond qui traverse l’ouvrage, c’est le rôle de l’action politique. À notre époque, on s’en moque. On survalorise l’économie, la technologie, l’éthique, la communication, l’humanitaire. Mais la politique n’a plus le beau rôle. Un jeune homme ou une jeune femme qui rêve d’engagement ne se mettront plus au service de l’État. Bouchard le soutient : les meilleurs ne s’y engagent plus. Ils ont peur de s’embourber dans la bureaucratie, de se faire lessiver par la presse, de trop y sacrifier sans y obtenir de réelles gratifications. Bouchard est pourtant clair : il faudrait en revenir à une vision élevée de la politique. Elle n’est pas qu’une petite arène où se joue la comédie de l’ambition.

Le politique, c’est le lieu où une société se projette collectivement, où elle s’imagine un destin. «L’avenir du Québec […] passe obligatoirement par la voie politique» (p.114). C’est le lieu d’intersection entre l’idéal et le principe de réalité. L’homme politique doit porter l’idéal et projeter son peuple dans l’avenir. Il doit aussi savoir dire non pour éviter que la société ne se laisse avaler par un fantasme, insiste à plusieurs reprises Lucien Bouchard. L’homme politique n’est ni rêveur, ni père fouettard. En d’autres termes que les siens, la vision de la politique de Bouchard relève davantage du tragique que de l’utopique. La politique n’est pas l’instance par laquelle tout devient possible, mais par laquelle une société forge son destin à travers des choix difficiles. De la richesse ou de la pauvreté de notre conception de la politique dépend l’avenir du Québec.

La politique, nous dit-il, est une ascèse, en revenant sur les origines de son engagement. «Pour mes collègues […] et moi, le substitut à la prêtrise, c’était la politique et le désir de participer à ce vaste mouvement d’émancipation de la société québécoise que fut la Révolution tranquille» (p.30). Il y a donc, si  on le lit bien, une charge sacrée en politique – une grandeur irréductible dans l’engagement au service du commun. Cela permet d’endurer les injures, les attaques personnelles, de tolérer les mesquineries qui accompagnent nécessairement le service public – «il t’en faudra, de la force de caractère, pour surmonter le manque de respect, les critiques acerbes et les attaques personnelles» (p.78). Connait-on un seul grand homme qui n’ait pas la cicatrice d’un coup de poignard au beau milieu du dos? Bouchard pourrait appliquer ce commentaire à tous ceux qui évoluent dans le domaine public. Il faut croire aux vertus supérieures de l’action publique pour tolérer les crachats qui pleuvent sur ceux qui consentent à monter sur une tribune.

C’est à partir de cette fonction que se dessine le rôle de l’homme politique. Si je lis bien Bouchard, un politicien canalise les désirs d’une société, les explicite, et les transforme en vision et en objectifs qu’il cherchera à atteindre. De là l’importance donnée par Bouchard à la parole publique, au discours, tout au long de son ouvrage. La politique demeure l’art de la parole. Bouchard est clair avec son jeune politicien : «il faut que tu établisses avec les gens une communication fondée sur le rationnel, mais portée par la passion. Tu dois faire rêver tes auditoires, les mettre en mouvement. Ce n’est pas évident, je te l’assure» (p.64). Le grand discours, nous dit Bouchard, n’est pas qu’un exercice de style. C’est la rencontre d’une vision et d’une circonstance. L’homme politique doit savoir parler. Éveiller les émotions pour les mettre au service d’un grand projet. Connecter la passion et la raison. Il y a là une part d’intuition qui manque à ceux qui ne voient pas l’homme dans la cité mais seulement le consommateur (de biens privés ou de biens publics) dans une société segmentée en clientèles ou qui s’imaginent l’homme trop bête pour se soucier de l’intérêt général. Peut-on faire une bonne politique sans croire au moins partiellement à la permanence de la nature humaine, même si chaque culture et chaque époque la travaillent différemment?

L’éducation de l’homme politique

Ce qui exige, pour mobiliser les sentiments disponibles dans une société, une immense culture (à tout le moins, une véritable culture), une psychologie fine des émotions collectives du peuple auquel on s’adresse – ce qui implique aussi qu’on en connaisse l’histoire. On trouve là parmi les plus belles pages de Bouchard – on pouvait s’y attendre, lui qui fut le grand orateur du Québec des 30 dernières années. Mais pour parler à l’homme, il faut une culture. Une culture immense qui immunise contre les modes et qui permet de ressentir – et d’agir sur – les sentiments fondamentaux qui irriguent la cité : l’honneur, la fierté, la solidarité, sont de ces sentiments qui lient les hommes même lorsqu’ils se divisent. Je cite encore une fois Bouchard : «plus tu te renseigneras, mieux tu seras armé pour défendre tes opinions – et pour résister aux modes» (p.50). Il faut savoir suivre sa route même quand l’opinion publique va dans une autre direction.

Les passages qu’il consacre à son rapport aux livres sont magnifiques. Il y raconte comment lui, jeune homme, y trouvait dans la lecture le seul exutoire possible dans un univers réel un peu trop morne. Il apprenait et cultivait l’imaginaire. Ce n’est pas sans raison qu’il fera de la Grande bibliothèque un de ses grands projets. La chose était connue et Bouchard la confirme : il a acquis au fil des ans l’intégrale de la Pléiade. On pourrait y voir un fétichisme de collectionneur – ce ne serait pas si mal, d’ailleurs.  Et pourtant, ce serait faux. Cela témoigne surtout d’un homme qui sait ce qu’est un classique. Car on lit les classiques non pas pour s’enfermer dans le musée des humanités passées, mais parce qu’ils explorent les questions fondamentales de la condition humaine. On y revient non pas pour fuir l’homme, mais pour partir à sa rencontre.

L’homme politique qui ne sait pas qu’on gouverne mieux les hommes en les ayant étudiés profondément n’en est pas un : c’est un manager, un gestionnaire. L’homme politique qui n’est pas capable de se retirer chaque jour pendant quelques moments pour plonger dans une œuvre fondamentale risque tout simplement de mal gouverner. Car on exerce bien mal le pouvoir si la vision qu’on a de sa société se résume aux connaissances engendrées et produites par les grands appareils bureaucratiques. Le politicien n’est alors qu’un technocrate avec un mandat électoral. L’homme d’État véritable doit non seulement livrer la marchandise attendue par ses fonctionnaires, mais penser son époque, et se situer par rapport à elle – ce que dit Bouchard à sa manière en soutenant qu’il doit y avoir adéquation entre l’homme politique et «l’esprit de son temps».

La dignité de la politique

L’homme politique doit donc rassembler les hommes malgré leurs divisions. Il doit être l’homme d’exception, que sa fonction relève, et non pas un quidam, confondant l’exercice du pouvoir avec un concours de popularité. On le voit ainsi très sévère envers les bavardeurs qui acceptent – et encouragent même – le basculement de l’action politique dans la société du spectacle – envers ceux, dirait-on, qui désacralisent la parole publique. Je me permets de le citer longuement : «en plus d’être intègre et compétent, le dirigeant politique doit respecter sa fonction. Celle de ministre ou de premier ministre a besoin d’une certaine distance. Comprends-moi bien. Je ne veux pas dire par là qu’il faille se tenir à l’écart de la population. Mais il faut, selon moi, s’abstenir de participer à des émissions de variétés. Quand un politicien va se faire enguirlander dans ce genre d’émissions, c’est inadmissible parce que ça dévalorise la fonction.

Si tu exerces une fonction élective, tu dois te rappeler en tout temps qu’on t’a conféré un statut à ne pas laisser déprécier. Il ne s’agit pas de se penser plus «fin» que les autres. Un rôle institutionnel requiert un certain niveau de dignité, voilà tout. Un  premier ministre peut et doit, bien sûr, être drôle, convivial. Cela ne signifie pas pour autant qu’il doive faire le joli cœur sur des plateaux remplis d’humoristes. Quand tu respectes ta fonction, tu ne dis pas à l’animateur et à ses invités : «on est des chums, tu peux me dire n’importe quoi, et moi je vais faire semblant que je trouve ça drôle. Tu m’insultes, mais je ris avec toi. Je fais partie de la gang». Voilà ce que j’appelle banaliser la fonction. On est, tu en conviendras, bien loin des enseignements du Fil de l’épée, ouvrage dans lequel de Gaulle explique que l’autorité du chef a besoin d’un certain mystère» (p.44-45). La grandeur. La réserve. La distance. Bouchard parle ici le langage de l’autorité (l’autorité n’est le pouvoir autoritaire, pour ceux qui seraient tentés par ce fâcheux amalgame) – il n’hésite pas à citer un vieux romain qui disait qu’un homme politique ne se fait pas élire pour suivre ses électeurs mais pour les gouverner. Le génie de la démocratie ne consiste pas à abolir l’autorité mais à rendre révocables ceux qui l’exercent.

Il faut donc s’engager, dit Bouchard, qui mise avec un mélange de ferveur et de candeur sur la jeunesse, comme le faisait un de nos vieux historiens dont on ne dit plus le nom et qui n’a jamais désespéré d’elle. Il la voit partout. Grouillante. Riche de projets. Désireuse de se dépasser. Mais on ne doit pas confondre. Les jeunes auxquels il s’adresse ne scandent manifestement pas des slogans anarchistes dans la rue, non plus que ne chargent les policiers en croyant y voir des représentants tardifs de la SS. La politique n’est pas que pure protestation morale ou parade de mode idéologique. Non plus que mobilisation circonstancielle. Elle est moins festive qu’austère. Cela consiste à s’engager durablement dans l’arène électorale pour exercer le pouvoir. Si on le lit bien, Bouchard parle des jeunes entrepreneurs, des jeunes avocats, des jeunes universitaires – de la jeune élite québécoise, finalement, des «meilleurs esprits» de notre société. N’a-t-il pas intitulé son premier chapitre «De l’importance d’avoir une carrière préalable» ?

L’étiquette

On s’engage toujours pour un parti, nous dit Bouchard. Doit-on pour autant porter une étiquette? Il insiste : non. La gauche, la droite, voilà des concepts qui semblent l’embêter et qui divisent artificiellement ceux qui pourraient autrement se rassembler. Probablement a-t-il raison. Mais à moitié seulement. Car l’action politique suppose une certaine part de cohérence philosophique – cohérence à laquelle il ne se dérobe pas, d’ailleurs. Et comment peut-on parler de Lucien Bouchard autrement qu’à la manière d’un conservateur? Quelques exemples viennent à l’esprit : Bouchard fait l’éloge de l’enracinement historique et se méfie du présentisme (p.48). Il exécute sommairement la réforme scolaire et les «pédagogues» du ministère – «je me félicite tous les jours d’avoir été formé à l’époque où les pédagogues patentés ne sévissaient pas encore» (p.49). Il nous accuse d’ingratitude envers les religieux catholiques qui ont fait le Québec (p.27). Il s’exaspère contre la puissance de la bureaucratie qui entrave l’action politique et fait l’éloge d’une certaine «robustesse collective quand vient le temps de prendre une décision de développement» (p.55). Il se porte à la défense de la démocratie parlementaire contre les excités portés sur la désobéissance civile (p.56). Il rappelle l’importance du principe de réalité dans la gestion des finances publiques. Et ainsi de suite.

Lucien Bouchard et la question nationale

Ce conservatisme a-t-il quelque chose à voir avec la question nationale, à laquelle Bouchard n’échappe pas? Oui. Car Bouchard est le grand héritier de ce qu’on pourrait appeler le conservatisme québécois. Sur le fond des choses, Bouchard semble demeurer souverainiste (si on désigne ainsi quelqu’un souhaitant qu’un jour, le peuple québécois devienne indépendant), mais se désole de ce que le souverainisme officiel est devenu – la grande coalition gauche-droite du PQ est morte, disait-il dans une entrevue à Alex Castonguay de L’Actualité. Et le souverainisme s’est trop campé à gauche pour rassembler vraiment les Québécois. Mais le nationalisme de Lucien Bouchard demeure profond. Ne serait-ce parce qu’il sait que l’histoire d’un peuple pèse sur son destin. Je le cite : «il y a quelques temps, je me suis mis à relire l’histoire du Québec. J’ai pris pleine conscience du traumatisme que fut la Conquête. Quand je pense que des historiens ont tenté, récemment, de nous faire croire qu’elle n’a jamais eu lieu. Celle-là, je ne peux pas la digérer. Je t’invite à relire le récit de cet épisode tragique de notre histoire dont on ressent encore aujourd’hui les conséquences» (p.48). La bonne éducation politique passe donc par l’éducation historique. Autrefois, c’était une évidence. Aujourd’hui, c’est presque une hérésie.

Et pourtant, Bouchard n’a pas tort. Sa ligne de fond, c’est la fidélité première au Québec. Qui ne saurait se laisser enfermer dans une seule option sans d’un coup se stériliser. La polarisation souverainiste-fédéraliste telle qu’elle prend forme en ce moment n’est pas à la veille de se dénouer à l’avantage de l’indépendance, dit-il. Et pourtant, «toute politique fondée sur le déni a peu de chances de réussite. La divergence qui sépare souverainistes et fédéralistes au Québec est ancrée si profondément dans le débat politique, et depuis si longtemps, qu’elle semble s’être intégrée au paysage politique. […] De toute façon, quel que soit le parti au pouvoir au Québec, il ne pourra faire autrement que de s’astreindre à un devoir de vigilance et de défense à l’égard de toute tentative d’empiètement émanant d’Ottawa. Sois certain que ces incursions se poursuivront» (p.113). Les intérêts vitaux du Québec transcendent les partis.

Dans son entrevue à L’Actualité, Bouchard poussait l’analyse plus loin : «Quelqu’un qui est en politique, surtout s’il forme le gouvernement, va avoir de la difficulté à échapper à cette dichotomie-là. C’est au cœur de notre débat depuis 40 ans. Ce serait un peu les limbes constitutionnels. Or, la politique, ce n’est pas les limbes, c’est la réalité. Il y a des positions à prendre. Il y a une dynamique entre le Québec et le fédéral, c’est toujours une partie de bras de fer. Un premier ministre doit gérer cette responsabilité. Est-ce que ça peut se faire en dehors de l’axe souverainiste-fédéraliste ? Ou bien on accepte la fédération, ou bien on ne l’accepte pas». Il y a là un réalisme politique qui ne limite pas les enjeux politiques québécois à la seule obsession référendaire mais qui ne croit pas nécessaire pour autant de discréditer la question nationale.

Mais Bouchard n’est pas un excité référendaire. Il sait le coût de la défaite. Un peuple qui lutte pour son indépendance et échoue en paie le prix. «Il serait irresponsable d’exposer le Québec à une autre défaite quand on sait le prix qu’il a fallu payer au lendemain des échecs de 1980 et de 1995. Le premier nous a valu le rapatriement forcé de la constitution, l’imposition d’un droit de véto et la diminution des pouvoirs de l’Assemblée nationale. Quant au second, il s’est soldé par la mise en place du verrou de la loi sur la clarté» (p.110). On ajoutera avec Bouchard qu’une si importante défaite n’est pas sans effets psychologiques graves sur la collectivité. Nous ne nous sommes toujours pas remis de l’avortement référendaire, conclut Bouchard. Autrement dit, le nationalisme, cette fidélité première au Québec d’abord, doit demeurer la pierre d’assise du débat politique. Et demeure suffisamment large comme référence pour accueillir ceux qui ne sont pas déjà convertis au souverainisme, et plus encore, au souverainisme dans sa version péquiste.

Je m’aventure ici à l’extérieur du livre de Bouchard. Je cartographierais à peu près ainsi l’espace politique québécois actuellement en ce qui a trait à la question nationale. J’y vois quatre camps découpés sans trop de précision: celui du 1) plus jamais! 2) celui du grand bof ! 3) celui du pas maintenant 4) celui du Immédiatement. Les premiers sont au PLQ, les seconds sont divisés entre le PLQ et la CAQ, les troisièmes entre la CAQ et le PQ, et les derniers entre le PQ et les petits partis souverainistes. Le nationalisme québécois est intimement fragmenté. Et une majorité référendaire ne sera possible que lorsque les trois dernières catégories se rassembleront politiquement. Cela n’est pas à la veille d’arriver. Je l’écrivais dans Fin de cycle, l’essentiel, en ce moment, n’est pas de faire l’indépendance mais de s’assurer qu’elle demeure possible. La chose est encore plus vraie à la lumière des derniers résultats électoraux.

Le Québec n’est pas à la veille de son indépendance. Les souverainistes le savent aussi. Cela ne veut pas dire qu’ils doivent démissionner de leur option, mais qu’ils ne doivent pas tout mettre leurs œufs dans le panier référendaire. Ils ne le font pas d’ailleurs. Mais une chose demeure : tant que le grand parti du Québec d’abord ne sera pas de nouveau rassemblé politiquement, le Québec n’ira nulle part.  Tant que les Québécois ne se mettront pas d’accord à nouveau sur une commune définition de leur situation collective, de leur situation historique (ce qu’ils ne sont plus capables de faire pour l’instant), ils n’avanceront pas. Nous sommes en attente d’une nouvelle synthèse québécoise, d’un nouvel élan, de nouvelles raisons de croire au Québec. Bouchard est persuadé, et répète à plusieurs moments, d’ailleurs, que les Québécois sont en attente d’une nouvelle vision collective. Pourrait-on dire d’une nouvelle Révolution tranquille? Reste, suggère-t-il aussi, à ce que certains, les meilleurs, s’engagent en politique pour lui permettre d’éclore.

«L’histoire du Québec, dit Bouchard, est une longue chaine d’efforts, de joies, de revers, de dépassements personnels. Ton destin s’inscrit dans le prolongement du parcours de ce peuple déterminé à survivre et s’épanouir comme nation francophone en plein cœur d’un immense continent anglophone. Plus tu fréquenteras notre histoire, plus tu constateras que, tout au long de cet itinéraire, la solidarité politique s’est avérée cruciale» (p.109). Cela nous ramène au grand homme. Bouchard en était un. Il en est toujours un d’ailleurs. Dans un monde idéal, il reviendrait. Il donnerait ses dernières années à la nation. Il arriverait comme à la manière d’un père réconciliateur dans une nation divisée pour la rassembler, pour lui redonner l’élan qui lui manque, pour montrer l’idéal au loin. Mais il ne reviendra pas. Nous le savons depuis longtemps. Nous sommes des millions de Québécois, je crois, à avoir de la difficulté à en faire vraiment le deuil. À tout le moins, il vient de nous lire son testament. Je suis d’avis qu’il devrait inspirer les Québécois à croire encore au Québec.

No de billet: 21382-21-90-21-1

lundi 21 février 2011

Francois Legault: L’autre facon de faire …la Souveraineté

Ce matin plusieurs textes sur le sujet de différents auteurs sur le manifeste et l’hypothétique parti politique dirigé par Francois Legault s'entrecoupent de leur contenu pertinent mais ils m'apparaissent incomplet.

Pour n’en citer quelques uns,

  1. Le toujours pertinent Jean Claude Pomerleau qui pose la question qui tue: Pourquoi a-t-il sollicité Monique Jérome-Forget pour faire partie de son équipe ?
  2. Le texte de Gilles Bousquet sur la répartition des souverainistes purs et durs et des souverainistes mous
  3. MIchel David du Devoir lui croit que le charisme de Legault n’est pas du tout à la hauteur de celui de son mentor. Ce qui lui fait dire que la tentative de Legault risque d’être éphémère.

Je vais essayer de compléter leurs point de vue par le mien.

Francois Legault a été recruté par Lucien Bouchard PM et Chef du PQ,  afin de venir en politique avec le parti Souverainiste.

Bouchard est donc devenu le mentor de Legault. Or à ne pas douter, les ambitions de Francois Legault de devenir chef du PQ  n’ont jamais été caché dans son entourage proche. Mais il y avait les mêmes obstacles pour lui que Lucien Bouchard a eu tout le long de son passage à titre de chef du PQ. Les purs et durs de la Souveraineté, environ 25% comme le dit si bien M. Bousquet, ont toujours été les plus militants et persévérants d’entre tous. Donc ceux qui barraient la route à Bouchard, à cause de son passé et de sa vision non purs et durs, ne pouvaient que faire la même chose avec le dauphin de Bouchard. Legault s’est relativement apercu rapidement qu’il n’avait aucune chance d’être élu chef du PQ.

Toutefois il y a un élément qu’il faut absolument mentionner ici. Le degré de souverainisme dans les veines de Francois Legault est tout aussi important que celui des purs et durs du PQ.

Le problème avec les Legault-Bouchard de ce monde, C’est qu’ils sont ( et j’en suis) du centre et du centre-droit de l’arc en ciel convaincu qu’il faut faire la souveraineté.

J’ai déja dit que la victoire dans un éventuel référendum allait venir des électeurs mous… souverainistes du centre et du centre – droit.

Je n’en démord pas.

Maintenant la question qui tue de Jean Claude Pomerleau: Pourquoi Monique Jérome-Forget?

Je répondrai ceci.

À ma connaissance, il y a ou il y a eu dans les rangs actuels ou passés du PLQ des souverainistes convaincus qui ont votés OUI en 1995. Pour n’en citer quelques noms…Yves Bolduc, Phillipe Couillard, Raymond Bachand, Line Beauchamp et j’en passe. Oui, il y a des souverainistes dans le PLQ. Mais ces gens sont répudiés par les purs et durs du PQ, parce que perçu comme des opportunistes et des faux souverainistes. Il n’y a aucune place pour eux…dans le PQ. Il ne faut pas oublier qu'ils représentent de 10 à 15% des fédéralistes mous et fatigués.

Mais comme dans ces derniers cas, Monique Jérôme-Forget pouvait être une belle prise pour Legault…Mais elle ne s’est pas fait prendre au jeu…que tôt ou tard Legault confirmera qu’il est toujours souverainiste. Madame Forget est ce que l'on peut considérer comme une pure et dure fédéraliste. Elle n'est pas tomber dans le piege que Legault lui tendait.
Joseph Facal, lui non plus n’a pas embarqué parce qu’il percevait un risque de se faire bannir (à court terme) du PQ pour toujours…et on connait tous ces ambitions...de remplacer Pauline dès son départ...

De plus,  poser la question c’est y répondre: Pauline Marois et ses proches… sont de gauche, de centre-gauche, de centre ou de centre-droit???

Alors que fait donc Charles Sirois dans le décor???

Il est la taupe fédéraliste…mais je ne m’attends qu’il mettes la merde tôt ou tard dans le parti de Legault

Alors quelle est l’avenir du mouvement de Legault dans l’échiquer politique au Québec???

Le sondage de ce matin de Jean Marc Léger Marketing…est très instructif.

Les québécois du centre et du centre-droit sont un segment très important de l'électorat. La majorité sont nationalistes convaincus et au moins  25% de ceux-ci viennent du PQ, 14% du PLQ et 14% de l’ADQ.

De plus, les intentions de votes dans l’éventualité du parti de Legault sont encore plus intéressantes

J’interprète le tout par ce qui suit:

Le parti de Legault,  tôt ou tard,  sera un parti souverainiste de centre et de centre droit regroupant entre 25 et 30% de l’électorat

Le PQ aura son 20-25% de purs et durs qui voteront toujours pour eux

Québec Solidaire est un parti de gauche souverainiste, qui regroupera de 5 à 10% de l'électorat québécois

Or si j’additionne tous ces pourcentages au minimum…nous sommes à 50% dans les intentions de votes favorable à la souveraineté.

Legault doit rester dans le portrait politique. Au risque de faire un gouvernement de coalition souverainiste avec le PQ lors des prochaines élections au Québec.

Il répond aux besoins de regroupement des électeurs nationalistes mous, des fédéralistes fatigués, des souverainistes mous, des souverainistes du centre et de centre-droit qui n’ont pas leur place dans le PQ.

En fait ce que Legault fait c’est : L’autre facon de faire…la Souveraineté…

À suivre

 

No de billet: 32391-11-20-12-1

vendredi 13 novembre 2009

Ma réponse aux réactions de Josée Legault

Mme Legault, dans un premier temps, je tiens à faire les précisions suivantes

  1. Je vous ai toujours lu ou entendu avec admiration, crédibilité et sympathie ( ce que je continue toujours de faire) ( et j’ai même eu l’occasion de vous serrez la main à 2 reprises dans le passé) puisque nous sommes du même coté politique. À chaque fois que vous étiez publié quelques parts, je vous lis avec beaucoup d’attention afin de retenir vos éléments d’analyse qui sont toujours intéressants.
  2. J’ai retiré le mot «démagogie» de mes libellés maison de mon blogue. Mon intention n’était pas de vous froisser loin de là, surtout suite à vos précisions dans votre première réaction à mon commentaire. Toutefois, j’invite les gens qui liront nos échanges à aller voir la définition ici du mot démagogie.. Je demanderai aux lecteurs d’analyser votre billet dans le contexte du segment parizeauiste, de la frange de gauche du mouvement souverainiste

Maintenant ma réaction à vos propos:

  1. Je suis assez content que maintenant que ca soit clairement exprimé que vous n’avez rien personnellement contre M.Bouchard.
  2. Je suis parfaitement d’accord avec vous sur le fait que «les désaccords, même musclés, sont encore permis en démocratie». Comme nous faisons présentement. J’ajouterai qu’ils peuvent être sain dans un contexte que ca peut faire avancer le débat pour en arriver à une décision d’action consensuel.
  3. Concernant ma question que vous avez quelques peu ridiculisé, j’ajouterai qu’elle a tout son sens dans le contexte de votre réponse à un autre blogueur. Et oui c’est une réalité, mais encore plus pour NOUS les souverainistes puisqu’il semble que ca soit, une tare d’être de centre-droit dans le mouvement souverainiste.
  4. Paul Pieter Kruijmer a dit :

    re: La "caution morale"

    Vous! avec vos histoires de gauche droite c'est lourd.

    # 12 nov. 2009, 17:15

    ou vous dites et je vous cite:

    Josée Legault a dit :

    re: La "caution morale"

    C'est peut-être «lourd», mais c'est une partie intrinsèque du monde dans lequel nous vivons tous.

  5. Je vais très certainement me procurer le volume de Pierre Duchesne sur Jacques Parizeau tome 3 « Le régent » (quel titre évocateur). Je réagirai très certainement su mon blogue à cette lecture. Mais d’emblée, je sais que mon angle de vision et de compréhension des comportements de M. Bouchard sur son rôle avant le référendum ne pourra qu’être analyser que très partiellement. Même après plus de 25 ans de mes cours à l’université Laval, il me reste un principe d’analyse de situation que j’ai toujours appliqué professionnellement. Pour développer une opinion objective, pleine, juste, entière et équitable sur un sujet, il fallait dans la mesure du possible obtenir les versions, les explications, des camps impliqués, obtenir la version de plusieurs sources crédibles, non partisan et après se faire une opinion. Ce que je ne pourrai faire puisque M. Bouchard a toujours refusé de jouer les belles-mères après son retrait de la politique, Sonder son cœur et son esprit, sans sa version et ses explications de ces décisions du temps (1996-2001) des faits me semble imprudent. Quant à sa position actuelle concernant le dossier de la Souveraineté, encore une fois, je dirai avec respect que s’il est bel et bien passé à autre chose comme vous le dites, ce autre chose, lui seul sait ce qu’il est. Personne d’autre.

    no de billet: 16211 - 09-11-31 -4

mercredi 11 novembre 2009

Josée Legault exagere encore

Voici la réponse que j'ai donné au billet du blogue de Josée Legault

Mme Legault, c'est pas la première fois que je vous le dit mais cette fois ci vous allez fort, trop fort sur vos attaques à l'endroit de Lucien Bouchard.

L'analyse que vous faites des propos d'un individu, n'est en fait qu'un prétexte pour taper, une fois de plus, sur le clou de Lucien Bouchard.

Éric Caire est un minus à coté de Lucien Bouchard. Caire n'a absolument aucune crédibilité. Il
frise le ridicule par des actions tirés d'un mauvais vaudeville aux yeux de la population québécoise.

Je ne suis pas du tout d' accord avec vos propos qui frise la vision Parizeauiste de souverainistes de gauche purs et durs du PQ. Que je connais trop bien ( N'est ce pas Mario et Christian??? 2 anciens de Montréal-Centre en 97-98)

Je vous pose la question suivante : Est ce possible d'être de centre-droit et être souverainiste? Si vous me répondez que c'est impossible, jamais il y aura de référendum gagnant sur la Souveraineté.

Les purs et durs du PQ font un travail extrêmement important et je le reconnais ( je l'ai toujours reconnu) mais cette frange de Souverainiste est trop mince pour gagner un référendum.

Le jour que vous comprendrez qu'il existe des souverainistes modérés, des souverainistes de centre -droit, des indécis du centre qui ne demandent que d'être séduit par un discours qui leur plait. des fédéralistes fatigués ( j'en connait personnellement) qui ne demande que d'avoir des explications pragmatiques, des précisions prudentes et intelligentes sur la Souveraineté qui pourrait faire UNE DIFFÉRENCE MAJEURE lors d'un référendum.

Madame Legault, les purs et durs ont besoin de toutes les personnes modérés de centre-droit souverainistes ( que je suis) pour faire du projet souverainiste une réalité.

Je terminerai en répétant ce que j ai deja dit. Je préfère et de loin avoir Lucien Bouchard du coté souverainiste que de me retrouver dans un référendum et de le voir sortir 3 jours avant le vote...sur une estrade fédéraliste.

À force de l'écoeurer comme ca... ça risque d'arriver...

no de billet 44211-09-11-11-1

dimanche 6 janvier 2008

Lucien Bouchard est toujours souverainiste

Les démagogues purs et durs du PQ ne m'aimeront pas, j'y suis habitué, mais des fois il y a des déclarations , des comportements qui parlent d'eux même.

Ici ( cyberpresse ) Lucien Bouchard déclare
«Les Québécois se font confiance et ils sont capables de tout»

Que l'on soit fédéraliste ou souverainiste que l'on regarde cette déclaration de l'angle que l'on voudra, personne ne peut nier que ce que Lucien Bouchard veut dire...c'est que lorsque les québécois se regardent, Ils sont fiers, solidaires et lucides...ils sont capable de prendre du meilleur pour eux. Ils sont capable de prendre une décision fondamentale, une décision fondatrice, une décision souveraine sois celle de faire la souveraineté du Québec.

Et de déclarer que Lucien Bouchard est toujours souverainiste...ça va de soit...

Qu'en pensez vous?