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jeudi 15 novembre 2012

Coderre et Lisée sur les réseaux sociaux: Pour ou contre?

 

Question: Est ce les politiciens doivent être sur les Réseaux (RS) ou médias Sociaux (MS)???

Mon point de vue est le suivant: OUI et NON.


1-Oui parce que les politiciens sont en principe des personnes normales... égalent à tous les autres personnes.


2-NON dans la mesure que leur présence n'est que du marketing politique.


Quelques exemple: Denis Coderre:

Il est le pire de tous. Il a utilisé les médias sociaux pour son marketing personnel de politicien. Il est un très grand manipulateur des perceptions des gens..dit ordinaires. Il veut qu'on l'aime..qu'on le trouve sympathique, qui est capable de se retrouver au même niveau que la masse..et en finalité...C'est ca son seul vrai objectif: qu'on vote pour lui et son parti.


Autre exemple: Jean François Lisée.:

Déjà...On le critique pour son omniprésence médiatique...en fait il est partout. Lisée est avant tout un communicateur de profession. Il communique en tant que ministre beaucoup, beaucoup, beaucoup. Trop??? a t il le même but que Coderre? oui...c'est sur c'est un politicien mais avec une autre approche..un autre angle.


Souvenez vous de l'épisode du verglas. Lucien Bouchard et André Caillé était à la radio et télé tous les jours. Ils furent adulé pour leur présence quotidienne en donnant l'heure juste dans la situation d'urgence du moment..


Y a peut etre un autre angle qu'il faut regarder le tout....On a le loisir de s'abonner ou pas à quelqu'un...Je suis abonné à ceux et celles qui m'intéresse...


J'identifie qu'un seul bémol...dans les RS et MS. On devrait trouvé un système ou un moyen pour bloquer la possibilité du marketing politique sur les RS et MS...tout en ayant la possibilité de s,Informer adéquatement..sur les enjeux politiques...


Coderre me bloque c ok..mais j'y donnes d la marde en masse..anyway...et je continue tous les jours en lui en donner..


Lisée...je lui réponds pas à rien...trop d'info on s en lasse..je suis quasi indifférent à ce qu'il dit...est ce un symptôme de son omniprésence...fort probable...


La modération à bien meilleur gout... même sur les médias sociaux...

No de billet: 05682-21-11-51-1

jeudi 19 juillet 2012

RIP: PLC au Québec

Je reproduis ici un autre puissant texte publié dans le Journal de Montréal par mon 2e préféré: Mathieu Bock-Côté

 

Lettre au Parti libéral du Canada qui se pose des questions sur le Québec

MATHIEU BOCK-CÔTÉ - 17 JUILLET 2012

Chers amis du Parti libéral du Canada,

La Presse nous apprenait ce matin que vous vous inquiétez. Vous vous demandez pourquoi vous n’avez plus d’appuis au Québec. Et pourquoi les Québécois francophones refusent depuis des années de vous faire confiance.

Vous croyez avoir une explication simple. C’est la faute au scandale des commandites! Les Québécois vous en veulent encore, croyez-vous. Et vos grands stratèges ajoutent: c’est parce que nous avons refusé de nous en excuser.

La solution? Un peu de repentance, et vous sortirez de votre pénitence électorale. Vous repartirez alors à zéro. Vite! Il faut jouer la scène des grandes excuses publiques. Du passé, vous feriez enfin table rase!

Ok. Comment dire, amis libéraux? C’est plus compliqué que ça. Ce n’est pas que le scandale des commandites, d’argent ou de corruption. Derrière les commandites, il y avait quelque chose de plus gros. De beaucoup plus gros.

C’est que ce scandale ne venait pas de nulle part. Il était le dernier écho du coup de force de 1982. Je vous parle du rapatriement unilatéral de la constitution. Je vous parle d’une révolution dans l’histoire constitutionnelle canadienne. Qui s’est jouée contre le Québec.

De l’histoire ancienne? Pas tant que ça. Une constitution influence en profondeur un peuple. Elle est faite pour ça, d’ailleurs. Une constitution pose les fondements du pouvoir dans un pays. Elle le structure, le charpente. On peut s’en moquer. Elle ne se moque pas de nous.

Vous vous en souvenez, de 1982? De la constitution que Pierre Elliot Trudeau a imposé de force, contre l’Assemblée nationale, alors qu’il avait promis, au référendum de 1980, de s’ouvrir aux revendications historiques du Québec? C’est une page noire de notre histoire.

La constitution de Trudeau niait le Québec. Il n’était plus un peuple sur deux mais une province sur dix. Il n’était plus une nation fondatrice, mais une communauté culturelle parmi d’autres dans la mosaïque  multiculturelle canadienne.

Le Canada se livrait au même moment au gouvernement des juges, au nom d’une Charte des droits désormais présentée comme un texte sacré. Être Canadien, cela voudrait désormais dire croire religieusement à l’œuvre de Trudeau.

Pour vous, ce Canada, il est sacré. Quiconque le remet en question passe pour hérétique. D’ailleurs, au moment de Meech, en 1990, lorsqu’on a cherché à faire reconnaitre le Québec comme société distincte, les héritiers de Trudeau s’y sont opposés. On aurait gâché son œuvre.

Au référendum de 1995, les Québécois sont venus bien prêt de quitter ce Canada qui avait renié la théorie des deux peuples fondateurs. Ils ont voté oui à 49,4%. Les Québécois francophones ont voté oui à 61%. Le Canada a eu chaud. Il avait failli se rompre. Il s’est dit: plus jamais ça.

Il a misé sur le plan B. Ça aussi il faut s’en souvenir. Il ne fallait plus accommoder les Québécois mais combattre leur nationalisme. Ce plan B, vous l’avez porté. Il diabolisait le nationalisme québécois. Il menaçait le Québec de partition. Son grand stratège siège encore avec vous, soit dit en passant.

En son cœur, il y avait la loi C-20. Avec elle, le Québec n’a le droit de quitter qu’avec la permission du Parlement fédéral. Ce dernier, par ailleurs, serait seul juge de la clarté de la question référendaire. On appelle cela une mise en tutelle et un déni du droit à l’autodétermination du Québec.

Les commandites s’inscrivent aussi dans le contexte du Plan B. Il fallait acheter la loyauté. Du moins celle de la frange de leurs élites qui a toujours trouvé dans sa capacité à faire accepter aux Québécois leur subordination politique la condition de ses privilèges. Ça devait être ça, le fédéralisme rentable.

Alors, vous comprenez, tout cela est compliqué. Les Québécois n’ont pas des griefs superficiels à votre égard. Il leur arrive d’avoir plus de mémoire qu’on croit. Le PLC veut s’excuser pour quelque chose? Qu’il s’excuse d’avoir imposé au Québec une constitution qui diminuait les pouvoirs de l’Assemblée nationale. Qu’il s’excuse d’avoir imposé un régime politique où la Cour suprême peut déconstruire la loi 101.

Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la religion du multiculturalisme qui marginalise chez elle la nation québécoise et justifie l’idéologie des accommodements raisonnables. Qu’il s’excuse de nous avoir imposé une Charte des droits qui consacre pratiquement le gouvernement des juges.

Qu’il s’excuse de nous avoir imposé la loi C-20 et d’avoir mis en tutelle l’Assemblée nationale. Qu’il s’excuse d’avoir diabolisé le nationalisme québécois pendant des années en le présentant comme une passion xénophobe. Qu’il s’excuse d’avoir cherché à acheter la loyauté des Québécois.

Oui. Qu’il s’excuse de tout cela. Et surtout, qu’il agisse en conséquence. Qu’il nous explique qu’il amendera sa constitution, qu’il désavouera l’héritage de Trudeau, qu’il s’ouvrira aux revendications historiques du Québec, qu’il n’essaiera plus jamais de nuire à la loi 101 et qu’il plaidera pour son application aux entreprises fédérales, par exemple.

Mais il ne s’excusera pas de ça. Bien sûr que non. Parce qu’il est fier de son héritage. Parce qu’il se croit le gardien du Canada. Parce qu’en renonçant au trudeauisme, qui est l’idéologie officielle du Canada de 1982, il renoncerait à son identité.

C’est justement là le problème du PLC au Québec. C’est l’héritage dont il est fier qui l’empêche de se réconcilier avec les Québécois francophones. C’est l’idéologie qui lui sert d’identité politique qui l’empêche de renouer avec eux. Le remariage est impossible.

Les Québécois francophones ne sont pas pressés d’aller vers l’indépendance, d’accord. Cela ne veut pas dire qu’ils sont prêts à embrasser ceux qui un jour, l’ont floué et s’en font encore une fierté.

Amitiés,

Mathieu Bock-Côté

No de billet:10972-21-70-91-1

jeudi 25 février 2010

La première et dernière erreur de Paul Desmarais???

3 articles des derniers jours, ceux de Richard Le Hir , celui du Devoir et celui de Jean Marc Léger dans le J de Montréal m’ont incité à faire une analyse croisée du contenu de ceux ci qui m’apparaissent complémentaires.

Dans un premier temps, le point de vue du Devoir est important. je le cite où il paraphrase André Pratte qui a dit:

Le Canada actuel est toujours à une crise près de l'indépendance québécoise

Jean Marc Léger nous dit qu’un peu moins de 10% de la population votante du Québec a entre leur main, le destin du Québec. il dénote 10 éléments importants à considérer dans l’analyse des comportements des électeurs le jour J, je le cite:

1) Les dernières minutes cruciales. 9% des électeurs ont fait leur choix dans l'isoloir.

2) Un coup de dés. 6% des électeurs du Non ont envisagé de voter Oui le jour du vote.

3) Des électeurs mêlés. 6 % croyant qu'en votant Oui, ils demeureraient au Canada.

4) Un effet d'entraînement. S'ils avaient été convaincus de la victoire du Oui, 5% des Non auraient voté Oui.

5) Le choix des femmes non actives a été déterminant. Elles ont flirté avec le Oui pour finalement dire Non.

6) Le vote des nouveaux Canadiens. Les francophones ont voté Oui à 61%, les anglophones à 10% et les allophones à 4%.

7) Le facteur clé. La nomination de Lucien Bouchard comme négociateur en chef du gouvernement.

8) Le vrai changement. 71% des Non souhaitaient aussi du changement.

9) Les freins à la souveraineté. Dette du Québec, taux d'intérêt, valeur du dollar et crise économique possible ont empêché 10 % des électeurs du Non à voter Oui.

10) Un Québec satisfait. Les Québécois voulaient donner une dernière chance au Canada de se réformer.

De plus il ajoute un élément clé, je le cite:

Le Canada est un pays confortable que ces 10% de Québécois quitteraient s'ils étaient persuadés que la souveraineté les rendrait plus riches ou si le Canada anglais les provoquait de nouveau. Faites confiance au système fédéral, il saura bien créer cette nouvelle crise.

Richard Le Hir lui nous amène un contenu extrêmement intéressant qui m'a déjà fait dire que cette tentative ( a long shot) de Paul Desmarais d’acheter Hydro-Québec est la crise que André Pratte, Jean-Marc Léger font référence. Il y a un passage du billet de Le Hir qui est important, je le cite:

De plus, la méfiance à l’endroit du Québec et de ses visées est très grande dans ces régions, et j’anticipais la possibilité d’un backlash comme celui de l’accord de Meech, dont on se souviendra que le premier à le remettre en question avait justement été le premier ministre du Nouveau-Brunswick d’alors, Frank McKenna.

Pour ce qui est du backlash dans les provinces Atlantiques, je ne m’étais pas trompé. La réaction a été si vive que la région est en pleine ébullition depuis. On assiste à une mobilisation sans précédent d’une population généralement très placide et peu encline aux débordements.

Voilà, à mon avis, une crise de l’ampleur de celle de l’accord refusée par le ROC du Lac Meech dont fait référence Pratte et Léger. La mobilisation de la population du Québec serait très vive pour contrer les gros sabots de Desmarais. Si mes souvenirs sont bons, il y a déjà eu des sondages sur le sujet, et sauf erreur, la privatisation en totalité ou en partie d’hydro-Québec était refusée par plus de 70% de la population du Québec.

Mise à jour: Apres recherche et vérification, le sondage de février 2009, dont je fais référence donne 53% contre la privatisation de 7,5% d'Hydro- Québec et 38% pour. Donc 9% est indécis

Tout serait en place pour un référendum gagnant sur la Souveraineté.

On peut ajouter que Jean-Francois Lisée rappelait qu'on entendait fréquemment en 1994, je le cite

«les gens sont ailleurs et ne s'intéressent plus à la souveraineté» — en 1994, un an avant le référendum de 1995. Il cite Parizeau: «On ne peut demander à un peuple d'être tendu comme une corde de violon pour une décennie.»

Je conclue de ces 3 articles que si aujourd’hui des tendances lourdes dans les sondages nous indiquent que 42% de la population du Québec est fermement favorable à la Souveraineté du Québec, ce coup de force de Paul Desmarais pourrait être sa première et dernière erreur puisque le 10% dont on a besoin pour se faire un pays serait suffisamment motiver pour voter OUI…M. Desmarais allez y provoquer donc cette crise…


No de billet 14531-01-20-52-1

mardi 11 décembre 2007

Jean Francois Lisée a 1000 fois raison

Un vieux sage m'avait dit un jour: L'évidence d'une vérité passe toujours par 3 étapes, 1er: elle est ridiculisée, 2e: une vive opposition s'organise devant elle, 3e: enfin à force de répéter et de l'expliquer, elle est acceptée pour son gros bon sens.

C'est ce qui arrive depuis quelques temps avec les propositions de Jean Francois Lisée sur le sujet de l'identité québécoise ( voir articles si rapportant: cyberpresse , vigile , venir )

Ce qui est le plus intéressant dans tout ca, c'est l'intérêt qui est porté tant au messager qu'au message.

Lisée est un de mes préférés. C'était mon homme pour devenir chef du PQ. Il est crédible, pauser, intéressant à entendre, charismatique, lucide, solidaire, pragmatique, nationaliste et souverainiste. Tous les ingrédients nécessaires pour mener les souverainistes à une victoire référendaire. Mais pour les purs et durs, c'est un mou. c'est le centre-droit qu'il projette. Ils n'ont pas compris encore.

Dans son message, il y a un point très intéressant qu'il faut souligner. C'est concernant le droit de vote pour les nouveaux immigrants qui serait conditionnel à certains critères.
Or, ce n'est pas une trouvaille ou une invention en soit. En Allemagne, en Australie ( voir ici et là et encore ici ) et dans les pays scandinaves, le droit de vote est conditionnel à certains critères et même dans certains pays extrêmement démocratiques suspendus pour 5 ans. Les personnes-immigrantes n'ont pas droit de vote avant 5 ans.

Si les purs et durs seraient fins pour 5 cennes...ils comprendraient qu'il faut tout faire.. pour que ce genre de politique passe.

mais c'est ça le problème. Ils n'ont aucune approche stratégique, aucune subtilité..la seule.. on fonce dans le mur...C'est triste...que de temps perdu.